Chiaravan – Espoir, Angoisses, Bonheur : la Maternité !

Une mère, une femme, des futilités mais aussi des sujets sérieux


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Prendre le temps…

Avec un BABI (un enfant hypersensible et hyperactif en quelques mots) les moments de calme sont rares, quoique de plus en plus chaque jour. Il faut dire que nous mettons en place des activités qui tendant à l’apaiser, type coloriage, lecture, musique, câlins avec les chiens, jardinage. Et puis, comment apprendre à un enfant à se poser quand nous-mêmes, passons nos journée à courir ?

Essayons de prendre le temps, un petit peu chaque jour… Et surtout, de donner le temps à l’enfant de faire, d’expérimenter à son rythme. Bien sûr tout irait plus vite si nous le faisions à sa place. Mais est-ce vraiment le but ? Pas pour moi.

  • Faire un détour en rentrant de la crèche pour aller regarder les parapentes atterrir,
  • Arracher les mauvaises herbes dans le jardin et le déposer dans la poubelle,
  • Nettoyer à l’éponge les crayonnages sauvages sur le carrelage,
  • Brosser les chiens,
  • Dessiner,
  • Jouer dans l’eau même s’il faut se changer après,
  • Mimer une joute avec chacun un manche à balai au travers de la maison,
  • S’amuser avec des baguettes chinoises en travers de la bouche,
  • Danser sur une musique que l’on aime,
  • Apprendre à se savonner et se rincer tout seul sous la douche, à se laver les dents,
  • Jouer tout seul au synthé, doigt après doigt,
  • Allumer et éteindre les lumières,
  • Faire des attaques de bisous,
  • Jouer à cache-cache
  • Simplement traîner dans le jardin, à trier les cailloux,
  • Regarder les étoiles avant d’aller dormir
  • Ne RIEN faire. Regarder les mouches voler, laisser aller l’imaginaire… se reposer tout simplement !

On peut en faire, des choses… Alors oui , certaines demandent plus de temps que d’autres… Mais, simplement chanter ensemble sur une musique que l’on aime en voiture, ou faire d’une activité obligatoire un jeu dans lequel tout le monde y prend du plaisir, cela reste jouable…. si l’on accepte de laisser l’enfant en nous remonter à la surface !

 

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{Tag} Liebster Awards

J’ai été nominée au Liebster Award par le journal des mamans il y a quelques jours, me voici donc à me livrer à vous 😉

Le Liebster Award, qu’est-ce-que c’est ?

Il s’agit d’une jolie initiative mise en place par Hellocoton pour donner un coup de pouce aux blogs que l’on aime bien, fraichement inscrits sur le site et ayant moins de 200 fans.

Les règles du Liebster Award

  • Dévoiler 11 choses sur soi.
  • Répondre aux 11 questions de la personne qui vous a taguée.
  • Choisir 11 blog favoris sur Hellocoton et les taguer.
  • A son tour, leur poser 11 questions (qui peuvent être différentes).

Allez, on joue le jeu. Voici donc quelques petites choses à savoir sur moi.

1. Je ne suis pas du matin. Quand je me lève avant 8h j’ai l’impression que je vais mourir !

2. J’adore la musique. L’écouter, chanter, danser… la musique tient une grande part de ma vie.

3. Je suis danseuse orientale et cabaret.

4. J’ai un caractère nerveux et impatient.

5. Je suis très émotive.

6. J’ai écrit un livre.

7. Je suis ingénieur en développement informatique de formation.

8. J’ai peu d’amis mais ce sont des gens sur lesquels je peux compter.

9. J’adore le sport, mais genre beaucoup beaucoup (j’ai été éducatrice sportive durant 5 ans)

10. Je suis à fond dans la cosmétique naturelle, cheveux et peau, et remèdes naturels. Pas de produit chimique chez nous depuis plus de trois ans.

11. Je suis végétarienne depuis novembre 2013 et me sens enfin en accord avec mes convictions.

Mes réponses aux questions du Journal des Mamans :

1. Quel est ton plat préféré ?

 Les sushis, une à deux fois par an (exception à mon végétarisme…)

2. Une soirée devant la télé. Que regardes-tu ?

Une série VOST comme d’hab.

3. As-tu une idée sur ta prochaine destination pour les vacances ?

Un pays asiatique dans mes rêves, et dans les Alpes l’été prochain comme projet 😉

4. Avoue, quel est ton plus gros défaut ?

Je suis très nerveuse !

5. Plutôt sucré ou salé ?

Par périodes. Plutôt salé tout de même.

6. Quelle est ta plus grosse contradiction ?

honnêtement, rien ne me vient là !

7. Un livre à nous conseiller ?

Si j’osais, je vous dirais le mien ! ahahaha !

8. Ton magasin de prédilection ? (mode, déco, …, peu importe)

PRIMARK (j’appelle ça le Vortex : j’y reste 3 heures en ayant l’impression d’y être depuis vingt minutes)

9. Plutôt cigale ou fourmi ?

Carrément fourmi.

10. Pourquoi avoir lancé ton site ?

Pour partager ma vision de la maternité, de la vie, et échanger d’autres point de vue.

11. Un dernier mot pour tes lecteurs et lectrices ?

Je suis fière que vous suiviez nos aventures, j’aime nos échanges et j’espère en avoir encore des dizaines avec vous !

Je tague maintenant :

Pounette

Kraoline

MadameRenard

Silini Blossom

McommMarie

lamochemère

TheMumDay

EtDieuCréaBella

LMLaPhoto

Mademoiselle K

Poledra

 

Mes questions

1. Trois mots pour te décrire ?

2. Si tu devais changer une chose sans penser à l’effet papillon, ce serait quoi ?

3. Verre à moitié vide ou plein ?

4. Niveau cosméto, Bio ou pasBio ?

5. Es-tu tatouée ?

6. Chirurgie esthétique, ton avis ?

7. Livre papier ou ebook ?

8.  As-tu des animaux ?

9. Quelle est la coupe de cheveux la plus originale que tu aies arborée ?

10. Quel est ton signe astrologique ?

11. Décris ton idéal, en un seul mot.

 

A vous !!


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Comment je trouve l’inspiration pour mon blog

L’inspiration… vaste sujet !

Quand on débute son blog, comme pour tout début de quelque chose, on est hyper motivé, on a pléthore d’idées d’articles, on en publie tous les jours ! Cela peut durer des semaines comme ça.
Et puis, insidieusement, le quotidien nous rattrape, l’inspiration s’étiole, les priorités évoluent. C’est ainsi que, moi la première, j’ai connu une période de quelques semaines sans nouveauté (il faut dire quécrire un livre demande du temps et de l’énergie que je n’ai pu me permettre d’éparpiller.)

Alors, comment s’y prendre pour garder un rythme de publication correct ?
Comment trouver des sujets qui vous tiltent assez pour avoir l’envie d’écrire ?

Le point numéro 1 justement, selon moi, est d’être passionné par votre sujet. Comment ne plus avoir envie d’échanger sur le thème qui vous anime ? Mon blog évolue avec moi : exclusivement maternité et infertilité au départ, puis petit à petit il s’ouvre avec moi sur des thèmes plus légers et futiles.

Ensuite, il peut être utile de programmer des rendez-vous hebdomadaires ou mensuels, sur le même thème. Ainsi, vous savez que le lundi par exemple, vous publiez votre semaine précédente en images, ou la photo de la semaine ; le vendredi une wish-list etc. Ainsi pas besoin de réfléchir sur un thème.

Bloguez pratique : j’utilise l’application WordPress sur mon téléphone, ainsi, dès la moindre idée qui pointe le bout de son nez, je me crée un brouillon d’article, souvent juste le titre. Ainsi je le garde dans un coin de ma tête pour plus tard.

Dans la même idée, faites-vous une liste de thèmes à traiter. Pour plus de pratique choisissez Google Drive, qui l’hébergera en ligne, ainsi votre liste sera accessible partout juste avec votre compte Gmail. Pratique pour bloguer de votre PC, votre tablette, votre téléphone, de chez les potes ou au fin fond de la Thaïlande !

Ecrire, c’est aussi lire ! Lire la blogosphère, s’informer sur les tendances, les coups de gueule de la société. l’idée n’est bien entendu pas de copier ou plagier, mais un thème traité sous un angle particulier peut faire germer en vous une idée de sujet dérivé qui vous inspirera.

Articulez votre blog autour de thèmes principaux, et de temps en temps faites une revue des articles écrits pour chaque thème. Vous remarquerez sans doute qu’un ou plusieurs sujet est moins bien fourni en nombre d’articles que les autres. Il ne tient plus qu’à vous de palier à cela en rédigeant sur le sujet en question.

Notez la moindre idée, le moindre mot-clé qui vous interpelle. Même si rien ne vous vient dans les prochains jours, peut-être que l’inspiration arrivera dans trois mois ! Mais au moins, vous n’aurez pas oublié cette petite graine qui aura germé 😉

Soyez ouvert et curieux, ne restez pas sur vos acquis mais poussez un peu la réflexion. Cela peut être suite à une discussion avec un ami qui vous a proposé un nouvel angle de vue, ou suite à un reportage. N’hésitez pas à sortir de votre zone de confort et commencer un vrai travail de recherche : c’est hyper enrichissant !

Et chez vous, l’inspiration, elle vient comment ?

Cet article participe à l’événement interblogueurs « Comment je trouve l’inspiration pour mon blog » organisé par Mia de Trucs de Blogueuse. Si vous aimez mon article, cliquez sur ce lien et venez voter pour mon article 🙂


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Dix réflexions qui me rendent dingues

Nos hommes, on les aime. Bon, parfois on les mettrait bien en orbite c’est vrai ; mais le mien en tout cas, pour rien au monde je ne le ramènerai au SAV : nous avons signé un CDI depuis plusieurs années, validé par la naissance d’un Chouchou et par le projet d’un remariage (c’est dire !).

MAIS. Il y a des moments dans notre vie, où je l’assommerais bien à coup de voiture de police (ben quoi ? Je prends ce qui me vient sous la main !) et j’ai décidé de les partager avec vous. Pas de raison que je porte mon fardeau seule !

« Non mais attends MOI je bosse hein ! »

Bien sur, moi je me touche toute la journée, et je prends des pauses pour me regarder dans la glace et me faire des brushings. Non, rester à la maison avec Chouchou n’offre pas vraiment de jours de repos, de vacances, d’heures de pause ou de tickets-resto, ni même de prime de risque (et pourtant !). Je manque tellement de temps pour moi que j’ai investi dans l’eyeliner permanent (mais si, souviens-toi, je te l’ai dit !).

« Faut que je sèche »

…dit-il en regardant ses abdos en tablette (mioum). Eh oui, l’homme n’est physiologiquement pas comme la femme. Moi, quand je m’envoie un plat de pâtes, je prends un kilo. Lui, quand il réduit les glucides, il en perd deux. Mais pourquoiiiiii ? Bref, il choisit en général de me lancer ce type de phrase le lendemain dudit suicide au gluten, celui qui me transforme en une bonbonne de rétention d’eau. Mmmhhh oui chéri… sèche, sèche…

mec musclé 10 réflexions qui me rendent dingue

« La maison c’est Bagdad »

Ah ah, guilty !! Mais on est deux à être laxistes et laisser traîner des choses… On n’a juste pas les mêmes TOCs : je déteste voir une table sale. Par contre, je sème mes vêtements… Lui, range mes chaussons alors que je les ai retirés le temps de m’asseoir (si, si) mais laisse souvent de la poudre de prot’ sur le plan de travail. Donc, oui c’est Bagdad, mais c’est une œuvre commune (non mais ! bordélique, moi ?).

« Je suis fatigué »

Moi, par contre, je reviens de Thalasso, chuis au top (un jour, peut-être…). Non mais franchement ? Quel est le besoin de le répéter ? Ca fatigue moins ? Parce que moi, par contre, ça m’épuise.

« Oui, mais toi tu dors la nuit ! »

C’est vrai… Mais je fais tellement de cauchemars chaque nuit que je suis plus épuisée que la veille ! (Chéri est insomniaque… et moi aigrie quand je n’ai pas mes neuf heures au lit).

« Oh j’ai perdu deux kilos, en une semaine ! »

Ah ah ah, t’inquiète, ils sont avec moi… (entre les pâtes au pesto et le chocolat… ahem…).

« Ahhh je sais, je vais l’encastrer ce… »

Alors, au choix : prise électrique, aquarium, caisse des chats… Mon homme veut toujours tout coffrer, encastrer, bref réaliser un machin énorme pour « dissimuler » une broutille. Non chéri, non. En déco, tu n’as PAS (que) des bonnes idées… Chacun son domaine !

« Mais y’a combien de grammes là ? »

Chéri pèse ce qu’il mange. Tout. Il pèse même les épices qu’il met dans son assiette. Eh oui. Et si par malheur, je veux faire un plat commun, ça le stresse… « Non mais attends je ne sais pas ce que je mange ! » Bon OK, il a l’air orthorexique comme ça, quand j’en parle, mais il est juste carré dans sa diète (lui…) et : respect !

six mois 10 réflexions qui me rendent dingue

« T’es la plus belle toi »

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous livrer seulement le négatif ? C’est une perle mon Homme ! Toujours un compliment, un mot doux… J’ai beaucoup de chance car il a la plus belle des qualités : la remise en question ! Je pense que grâce à cela, nous irons loin.

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Les séries VOSTFR

Depuis plus de trois ans et demi, chaque soir nous regardons deux épisodes d’une série, en VO sous-titrée (VOSTFR pour les initiés). Plusieurs raisons à cela : nous voulions améliorer notre anglais, il n’a que des navets à la télé, et cela nous offrait la possibilité de nous poser à l’heure que nous souhaitions. Les quelques exceptions sont la diffusion d’un bon reportage sur un sujet qui nous intéresse, ou un film (que j’essaie de faire passer en VO mais l’Homme a du mal). J’exècre vraiment la VF !

En général nous regardons tous les soirs la même série pour celles déjà diffusées, ou bien nous suivons leur diffusion au fur et à mesure pour les séries en cours. Ainsi nous avons nos rendez-vous du type Game of Thrones ou The Walking Dead le lundi soir… ou mon Grey’s Anatomy le vendredi, au gré des saisons de diffusion.

Je suis tellement immergée dans la langue anglaise que, très souvent, dans une conversation les mots me viennent en anglais plutôt qu’en français ! Même quand une série me semble moyenne, j’aime avant tout bosser l’anglais 😉

L’avantage des séries VO est sans conteste le jeu des acteurs préservé (et croyez-moi, il n’y a pas photo !). De plus, épisode après épisode on s’habitue à l’accent de chacun et les sous-titres deviennent superflus si les bases en anglais sont bonnes. Par contre quand on attaque une nouvelle série, ouch ! J’adore distinguer cet accent si rond des anglais ou irlandais, cette diction facile à appréhender des australiens, ou le côté prémâché des canadiens (ouch Joshua Jackson dans Fringe !)

Je suis totalement accro à ce moment de détente du soir et l’Homme aussi (d’ailleurs la plupart du temps il attend impatiemment que je sorte de mes écrits pour lancer l’épisode)

 Trêve de blabla, ça vous dit un tour d’horizon des séries que nous affectionnons ?

Game of Thrones : Incontestable Number One ! Epées, tromperies, guerre, sexe, Fantasy, superbes décors, excellent scénario. LOVE IT !

Breaking Bad : Un prof de chimie quinquagénaire apprend qu’il est atteint d’un grave cancer et se retrouve à produire de la Meth pour payer ses traitements. Excellemment bien réalisé et joué, on a adoré aussi et c’est malheureusement fini.

Californication : les fans de X-Files vont adorer retrouver un Mulder complètement déjanté, Hank Moody, écrivain addict au sexe, à l’alcool et à la drogue, qui se retrouve toujours dans les pires situations. Dingue, pleine d’humour, fou-rires garantis !

The Walking Dead : Une poignée de survivants qui se bat contre des mort-vivants qui n’ont qu’une idée en tête : les bouffer. très bien ! mais après quelques saisons le concept s’essouffle réellement… on verra la suite !

Desperate Housewives : la base je crois. On a commencé par cette série début 2011. On a dévoré les saisons. Des copines vivant dans de belles maisons, de l’humour, des magouilles, des quiproquos.. et notre belle Eva Longoria !

Devious Maids : par le réalisateur de Desperate et l’on retrouve la formule magique qui a fait de cette première série un succès : l’histoire est chouette et les femmes de ménage au service des riches sont hyper attachantes. Vivement la troisième saison !

Prison Break : DOMINIIIIIIIIC PURCELL (oups pardon) Deux frères, une évasion de prison.. puis deux, puis trois ! Très bon scénario malgré tout.

Dexter : un serial killer au service de la police qui mène une double vie… On a adoré les deux premières saison puis… Un peu trop facile et la fin… no comment !

Fringe : du surnaturel, deux dimensions parallèles avec chacune une version différente des lieux et gens, un univers très sympa bien que la fin soit décevante.

Dr House : pas besoin de le présenter celui-là 😉 J’aime, mais je ne suis pas à fond. Une histoire par épisode, ça a tendance à vite me saouler…

Grey’s Anatomy : Aaahh ma série Doudou. Je les aime tous ces petits docteurs, je les suis depuis dix ans…

Private Practice : dérivée de Grey’s : la vie d »un cabinet médical et les déboires pro et perso des médecins qui y travaillent.

Homeland : série sur fond de terrorisme et Al-Qhaida, très bien jouée, on n’est jamais vraiment sûr de qui est le méchant.

Person of Interest : un duo improbable qui sauve des vies. L’homme s’est lassé après deux saisons.

New Girl : une nana rigolote en colloc avec des mecs pas vraiment mûrs : frais, sympa, un très bon moment à chaque épisode.

Gossip Girl (j’ai un peu honte là… Je les ai tous regardés pendant mon alitement lors de ma grossesse et c’est frais, mignon !)

Scandal : à peine commencée mais l’Homme n’a pas aimé… tout comme Hannibal.

Et vous ? Vos chouchous ? Vos flops ?

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{So Busy Girls} Vis ma vie de prof de Fitness

Dans ma précédente vie j’ai été prof de fitness durant cinq ans, à temps plein. Le sport prenait une grande place dans mon quotidien, je passais des heures chaque jour à la salle. J’ai donc tout naturellement voulu faire de ma passion mon métier.

J’ai travaillé dans plusieurs salles selon mon planning. Beaucoup, beaucoup de bonheur. Mais aussi de sacrés points noirs !

Revêts la casquette de la prof, celle qui te fait souffrir en cours à la salle, pour quelques instants.

Mon quotidien vu par les adhérents

En survet’ et baskets, j’ai toujours la pêche et un sourire rayonnant, je suis rigolote, toujours prête à plaisanter avec l’un et l’autre. Ma vie est super, tout le monde m’apprécie, je fais du sport toute la journée : quelle chance ! Ils me voient même le weekend c’est quand même trop bien.

ambiance

Ma réalité

Quand tu es prof de fitness ton physique est passé au crible. Tu grossis ? Les gens sont outrés, tu pourrais quand même faire attention… Tu maigris ? Ouhla tu as sûrement attrapé une maladie… tu n’as pas l’air bien ? Cela devient une affaire d’Etat.

Néanmoins j’adore ce métier. Vraiment. Le contact avec les gens, l’émulation quand la musique démarre et que je suis sur mon podium, face à 10, 20 ou 50 personnes qui crient et transpirent avec moi. Mon dieu quel pied je peux prendre à chaque fois ! Enfin presque chaque fois…

Parfois je dois assurer un cours de RPM avec les stroboscopes, la chaleur étouffante et la musique assourdissante… avec la migraine. Et je sais que deux heures après ce premier cours j’en aurais trois autres à assurer.

Parfois je suis crevée et je maudis les gens qui sont déjà devant la porte dès le matin avant même l’ouverture. Ils m’attendent telle le Messie avec une tape dans le dos… et j’ai juste envie de retourner me coucher ! Mais je leur réponds d’un grand sourire.

Parfois je m’enchaine des horaires pas top genre 9h-14h puis 16h-21h et des weekends 9h-19h ; et un seul dimanche de repos par mois. Je dois aussi travailler mes chorégraphies, les créer ou les apprendre, plusieurs heures par mois en dehors du travail. Bref les journées font bien plus de 12 heures.

D’autres fois je n’ai pas le temps de prendre une douche après un cours éreintant car certains dirigeants de salle regardent la montre : je passe donc trois heures en plateau musculation avec une odeur de salami périmé.

Parfois les adhérents sont désobligeants mais heureusement mon répondant les calme instantanément.

Parlons des adhérents !

Petit portrait robot des gens que je côtoie. La majorité des adhérents sont des personnes lambda mais certains méritent une description.

Le mec sympa : il ne se prend pas la tête, a envie de bouger, il aime le sport, il ne fait que de la muscu et quelques cours cardio genre RPM ou body combat. On papote vite fait pendant que je prépare sa prot’. Ca marche aussi avec la fille, qui enchaîne les cours et qui aime ça !

L’affamé : lui, s’il vient à la salle c’est avant tout pour essayer de serrer de la nana. Et sortir avec la prof, c’est un peu comme sortir avec le DJ, ou la serveuse. C’est la classe tu vois ! Bon, juste la choper vite fait ça reste la classe aussi, encore mieux même. Ce type d’adhérent se divise en deux catégories : le lourd, et le Don Juan. Le lourd n’a rien à perdre. Il se dit qu’en brassant très, très large, il en chopera bien une ou deux dans ses filets. Le lourd fait des blagues pourries du type « Ta mère était une voleuse ? » je te fais grâce de la suite de sa tirade. Le lourd est en général, il faut bien l’avouer, pas très beau ni intelligent ni musclé… ni rien du tout en fait (comment ça je ne suis pas sympa ? Allez, ose dire que tu n’en connais pas au moins un !) Quant au Don Juan il connaît les ficelles de la séduction et ça marche ! Mais après être sorti avec 5 filles de la salle sa technique commence à s’essouffler. Le Don Juan a malgré tout de bons atouts et sait rester classe alors on le pardonne… (je me suis même laissée tenter !)

 lourd

Le musclé. Alors lui, je l’adore. Déjà parce que je partage sa passion et j’apprécie nos discussions sur le training et la diététique. J’adore l’ambiance Body, le bruit de la fonte, les gars qui font du posing devant les glaces. Oui, la plupart des filles détestent ça. Moi, je me sens au contraire dans mon élément. Sauf qu’il faut bien le reconnaitre, certains sont de vrais machos et faire sa place en tant que nana peut être difficile. Et puis souvent, il a tout vu, tout fait. Et surtout, « avant » il pouvait soulever 200kg et était énooorme. Mais, c’était avant !

bodybuilder

Bon, certes on ne va pas se mentir, avec mon mètre presque 80 et mon bonnet F on ne peut pas dire que j’ai rencontré beaucoup de soucis avec les adhérents masculins ! Avec les filles par contre…

La jalouse : soit son homme fréquente la salle et il n’a pas intérêt à vouloir suivre un de mes cours ou vouloir une prot’ si c’est moi qui tiens le comptoir. Soit elle a juste besoin de se comparer à moi à cause de cette aura que les gens donnent à la prof (et qui n’a aucune raison d’être). Ses regards assassins sont assez peu discrets en général.

La narcissique : toujours vêtue de tenues de marques, de préférence moulantes et colorées, elle est brushée et très maquillée. Elle ne doit surtout pas transpirer pour préserver son fond de teint et son mascara et se regarde dans la glace à chaque mouvement, pour surveiller sa mèche… ou être sûre d’attirer quelques regards. Certaines sont vraiment des pimbêches, d’autres sont adorables. Elle peut être croisée avec la jalouse : cocktail détonnant.

 narcissique

La discrète : elle porte des teeshirts larges et se place toujours au fond pendant le cours. On ne l’entend pas, on la voit peu. Elle est mignonne comme tout mais ne le sait pas, en général. En plateau muscu elle garde son ipod vissé sur les oreilles.

Plus de positif que de négatif et pourtant…

Durant cinq ans j’ai bossé une cinquantaine d’heures par semaine sur plusieurs salles. J’ai donné entre 20 et 30 cours hebdomadaires. J’ai eu la chance d’être un peu plébiscitée et appréciée pour mes cours. A double tranchant : je me suis tant donnée qu’à 24 ans j’ai commencé à faire de l’arthrose. Mon erreur : j’y suis trop allée à fond jour après jour, j’ai trop forcé comme les adhérents. Sauf que contrairement à eux, je ne me suis accordé aucun moment de répit. Je me suis donc reconvertie mais le sport, la musculation et le fitness, tiendront toujours une place majeure dans ma vie !

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Cette force que je n’ai pas su avoir

Ce soir je suis allée dans un magasin de jouets pour choisir, comme fréquemment, des petites choses pour mon fils et mon filleul. Ce filleul que j’ai eu la joie de retrouver après une parenthèse difficile ; ce petit garçon si craquant et plein de vie, qui remplit mon cœur d’amour avec ses « Marraine » et ses éclats de rire !

Et pourtant… Marraine, je ne l’ai pas été durant plusieurs mois. Ces mois de PMA durant lesquels il m’était trop difficile de le voir, d’imaginer que je ne connaitrais peut-être jamais ce bonheur de maternité. Ce bout de chou réveillait le paradoxe en moi : l’amour que je lui portais ainsi qu’à ses parents, mais aussi cette peur paralysante, cet abysse dans mon cœur, dans mon ventre… Et le malaise s’installait entre sa maman, mon amie, et moi. Elle n’osait que peu me parler de lui, craignant de me blesser, cette situation lui était inconfortable et elle avait du mal à comprendre mon comportement ; cette marraine qui s’éloignait de son fils la blessait (j’en suis terriblement consciente aujourd’hui !)

Nous avons perdu la compréhension l’une de l’autre et nous sommes laissées dériver sans dialogue. Je n’ai pas été présente pour cet amour de petit garçon qui n’avait rien demandé, je n’en étais pas capable. Voir des ventres ronds dans la rue, des bébés, des enfants, me transperçait le cœur, me mettait devant notre infertilité, me défiait, m’humiliait.

Il est si difficile pour le quidam d’imaginer la blessure d’une maman sans enfant. D’une femme qui se sait faite pour la maternité, et qui voit son rêve arraché sans certitude sur son avenir. Sera t’elle maman un jour ? Connaitra t’elle les coups de bébé in utero ? La femme dite « infertile » se sent punie par le monde, en veut à la terre entière.

J’admire profondément les femmes et hommes qui parviennent à surmonter leur détresse et à être présents pour les enfants autour d’eux, qu’ils soient neveux, nièces, filleul ou filleule. Je n’ai pas eu cette force, je n’aurais jamais pu. Je me sentais détruite. Ce petit garçon a perdu sa marraine. Par grand bonheur nous avons su nous retrouver, nous comprendre, et c’est tellement d’émotion ! J’essaie maintenant de rattraper le temps gaspillé. J’ai beaucoup de chance !

Il a deux ans je m’étais perdue moi-même. Aujourd’hui, je suis une mère-marraine-poule qui craque toutes les deux secondes pour un livre, un jeu, un vêtement, qui passe en boucle les photos des deux petits garçons de sa vie sur son téléphone avec un sourire ébahi. Je suis maman, je suis marraine. Il y a deux ans j’arpentais les couloirs de PMA. Aujourd’hui je bave devant les rayons de jouets en réfléchissant à ce qui leur fera le plus plaisir, à l’un comme à l’autre.

Merci la Vie de m’offrir ces cadeaux !

Mais s’il-vous-plait, vous qui me lisez… si l’un de vos proches s’éloigne de vous, décline des invitations, s’emplit peu à peu de tristesse et d’amertume… Essayez de ne pas le juger trop sévèrement, essayez de comprendre, malgré la difficulté. Comprenez ce vide et cette intense douleur viscérale. Soyez là comme vous le pouvez.

Quant à toi, femme en galère d’essais, je veux te dire que je te soutiens, je te ressens chaque jour, ton combat est toujours le mien même deux ans après, je t’admire et te respecte. Et si tu as la force de tenir debout sans t’effacer devant les enfants de ton entourage, je veux te dire que tu es une femme extraordinaire, forte. Si tu es comme moi, si tu ne parviens pas à ravaler ta souffrance pour profiter des autres, ne te flagelle pas, fais comme tu le peux et je te souhaite autant de compréhension que celle dont j’ai pu bénéficier (même si cela a mis beaucoup de temps…)

Big Up notamment à ma Pounette qui est une Tata d’Enfer !!

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