Chiaravan – Espoir, Angoisses, Bonheur : la Maternité !

Une mère, une femme, des futilités mais aussi des sujets sérieux


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Quand un malentendu perturbe notre équilibre

Cela fait plusieurs mois que je veux prendre le temps de vous parler d’une notion capitale pour moi : le réservoir affectif. Les évènements de ce weekend m’ont poussée à écrire là, maintenant, tout de suite, tant ils ont été saisissants à mes yeux.

Pour vous résumer le principe, le réservoir affectif d’une personne (et oui, ça marche de la même façon chez les adultes) c’est le besoin d’amour, de reconnaissance et de sécurité que chacun éprouve. Plus on répond aux besoins de l’autre, plus on est attentif à ses émotions, plus il se sent aimé, compris et rassuré sur l’essence même de son être. Et plus son réservoir est plein. Un enfant dont le réservoir affectif est comblé sait que vous, ses parents, serez toujours là pour lui, il sera donc plus enclin à vous « lâcher » pour découvrir le monde, puisqu’il sait que vous serez là pour le rattraper si besoin, quoi qu’il arrive. D’où le fait que materner son enfant ne le conduit pas à être pot-de-colle et ignare, bien au contraire. Un enfant au réservoir affectif gonflé à bloc possède toutes les clés pour s’épanouir dans la bienveillance. Je développerai plus longuement ce vaste thème dans d’autres billets. Intéressons-nous aujourd’hui au malentendu entre mon fils et moi de ce weekend.

Il a débuté la crèche à la rentrée et ça se passe très bien, il y dort, joue, goûte, impeccable. Mais pleure toujours quand je l’y laisse. Et on le comprend bien, pauvre chat il lui faut un peu de temps pour s’adapter. Mais la semaine dernière c’est Mamy qui est allée le chercher deux soirs, j’avais des rendez-vous. Et dès vendredi soir, l’enfant qui était jusqu’ici très fusionnel avec moi m’a totalement rejetée.

Il ne cessait de réclamer « mamy, mamy », se jetait dans ses bras pour s’y blottir et mieux me repousser ; a même commencé à me taper et refuser les câlins en hurlant. Quelle claque pour la maman fusionnelle que je suis. Ce weekend a été terrible pour moi : il a préféré rester contre son père, loin de moi ; m’éloignant de la main à chaque tentative d’approche, appelant son père ou sa grand-mère lors du coucher…

Des larmes, j’en ai versées. Pour le coup, mon réservoir affectif était à sec et je me suis sentie totalement désaimée du monde entier. J’avais beau me dire que c’était normal, que cela correspondait avec le début du terrible two et que le dé-fusionnement d’avec sa maman devait passer par cette phase de rejet, je n’en ai pas eu moins mal au fond de mon cœur.

Qui dit réservoir affectif vide dit réaction idiotes et tout aussi vides d’amour. Je me suis aigrie et ai dit à mon fils ce que j’ai cru qu’il voulait entendre : « puisque tu ne veux plus de moi », « puisque tu ne m’aimes plus ». Je savais que c’était faux. Mais mon cœur me criait le contraire. Sans surprise, ces mots ont aggravé son comportement, son agressivité, son rejet vis-à-vis de moi. Jusqu’au trajet de retour en voiture dimanche soir. Il hurlait, épuisé, je suis passée derrière pour le rassurer, il m’a rejetée avec violence. Je suis sortie de la voiture dès notre arrivée, blessée, murée dans ma carapace.

« t’as gagné, je ne monterai plus en voiture avec toi. »

La crise qui a suivi cette phrase m’a fait prendre soudain conscience de mon absolue erreur. Ce petit garçon m’a semblé totalement perdu face à cette maman dont il ne reconnaissait pas, lui non plus, le comportement. je me suis baissée à sa hauteur pour le calmer et il s’est jeté à mon cou en sanglots, me serrant de toutes ses forces de ses bras. Il me criait combien son réservoir affectif était desséché.

Et là, j’ai tout compris.

Il passe du temps à la crèche, il n’a pas l’habitude et ne comprend pas pourquoi sa maman le laisse ainsi l’après-midi, en souriant malgré ses pleurs, comme si rien n’était grave. Pour lui, c’est un chamboulement et il a eu besoin d’être sûr que sa maman l’aimait toujours, qu’elle l’aimerait toujours quoi qu’il arrive. J’ai eu la sensation qu’il me testait, qu’il voulait voir si, même en étant méchant, je serai toujours là pour lui. Il en voulait plus que le simple quotidien. Il voulait plus d’amour, plus d’attention, plus de temps privilégié.

Au lieu de répondre à son agressivité d’une façon similaire, j’ai radicalement changé mon comportement. « Quoi que tu fasses, je t’aimerais toujours, je serai toujours là pour toi mon cœur ». Depuis dimanche soir je suis en lune de miel avec mon fils. Douche ensemble, cododo pour la sieste, mots-doux et gestes d’amour. J’en ai toujours beaucoup usé au quotidien, mais là je me surpasse.

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Le résultat ? En la seule soirée de dimanche j’ai retrouvé la relation privilégiée avec mon fils. J’ai su répondre à son besoin, j’ai su combler à nouveau son réservoir, et il a rempli le mien au centuple. Il m’a montré combien il avait besoin que je le rassure en lui donnant tout l’amour dont je dispose.

Si je n’avais pas eu ce déclic, lui comme moi nous serions infligé mutuellement beaucoup de douleur. Je crois que s’il n’y avait qu’une chose à retenir, c’est celle-ci : un enfant ne fait pas de crise, ne fait pas de peine en pleine conscience : il agite juste la sonnette d’alarme : « hey ! j’ai besoin de toi, de ton attention, arrête ton quotidien et regarde-moi, écoute-moi ! »

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J’adore le voir grandir !

Ce soir je suis allée acheter deux-trois trucs à Chouchou pour sa rentrée en crèche. Je vous en reparlerai très vite d’ailleurs. Et je me suis fait une réflexion : j’adore le voir grandir !

Depuis sa naissance, j’ai adoré chaque âge, un peu plus que le précédent. Il n’y a pas une période de sa petite vie que je n’ai pas aimée, malgré les moments difficiles… La période des coliques a été éclipsée par mon émerveillement devant ce petit bout de nous si mignon ; je n’ai pas trop mal vécu non plus celle de l’angoisse de la séparation, car elle était aussi synonyme de beaucoup de ses découvertes qui m’ont fascinée. Nous attaquons maintenant gaiement le terrible two (tremble lecteur, tremble…) et là encore, il a tellement de côtés craquants, comme par exemple quand il me serre fort dans ses bras pour me faire un gros bisou en me disant « Maman, t’aime ! » Je fonds !

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Je ne fais pas partie de ces mamans qui dépriment en voyant leur progéniture grandir et évoluer. Je suis totalement scotchée des nouveautés quotidiennes dans son comportement. Mais je n’avais pas non plus hâte qu’il grandisse, car je trouve le nouveau-né passionnant aussi. Bref je suis comme un poisson dans l’eau avec Fiston. (bon, j’avoue : depuis une petite semaine il s’est mis à hurler dès que je le contrarie et j’ai fortement envie de le tarter… mais cela n’arrivera pas car l’éducation bienveillante est en train de me sortir de ce mauvais pas… article à venir)

Ce soir, j’étais toute excitée en lui achetant ses chaussons et sa tasse à bec pour sa rentrée, que je mettrai dans son petit sac sérigraphié exprès pour lui. J’ai choisi ses jolies chaussures d’automne, j’ai eu plein d’idées d’organisation pour nous faciliter le quotidien : bref j’adore le voir franchir une nouvelle étape de sa vie. Je suis fière de l’accompagner dans tous les jalons qui le construisent peu à peu, de pouvoir assister à son évolution jour après jour. Je trouve magique de lui offrir toutes les opportunités possibles pour découvrir le monde. Il a véritablement soif d’apprendre, et notre quotidien teinté de Montessori lui sied à merveille.

Dans quelques jours Fiston aura 18 mois et j’ai beaucoup de choses à vous raconter… Apprentissage, caractère, alimentation, éveil : je vous dis à très, très vite !

Mais..; dis-moi Maman, et toi ? Comment tu vis l’évolution de ton enfant ?

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Cette force que je n’ai pas su avoir

Ce soir je suis allée dans un magasin de jouets pour choisir, comme fréquemment, des petites choses pour mon fils et mon filleul. Ce filleul que j’ai eu la joie de retrouver après une parenthèse difficile ; ce petit garçon si craquant et plein de vie, qui remplit mon cœur d’amour avec ses « Marraine » et ses éclats de rire !

Et pourtant… Marraine, je ne l’ai pas été durant plusieurs mois. Ces mois de PMA durant lesquels il m’était trop difficile de le voir, d’imaginer que je ne connaitrais peut-être jamais ce bonheur de maternité. Ce bout de chou réveillait le paradoxe en moi : l’amour que je lui portais ainsi qu’à ses parents, mais aussi cette peur paralysante, cet abysse dans mon cœur, dans mon ventre… Et le malaise s’installait entre sa maman, mon amie, et moi. Elle n’osait que peu me parler de lui, craignant de me blesser, cette situation lui était inconfortable et elle avait du mal à comprendre mon comportement ; cette marraine qui s’éloignait de son fils la blessait (j’en suis terriblement consciente aujourd’hui !)

Nous avons perdu la compréhension l’une de l’autre et nous sommes laissées dériver sans dialogue. Je n’ai pas été présente pour cet amour de petit garçon qui n’avait rien demandé, je n’en étais pas capable. Voir des ventres ronds dans la rue, des bébés, des enfants, me transperçait le cœur, me mettait devant notre infertilité, me défiait, m’humiliait.

Il est si difficile pour le quidam d’imaginer la blessure d’une maman sans enfant. D’une femme qui se sait faite pour la maternité, et qui voit son rêve arraché sans certitude sur son avenir. Sera t’elle maman un jour ? Connaitra t’elle les coups de bébé in utero ? La femme dite « infertile » se sent punie par le monde, en veut à la terre entière.

J’admire profondément les femmes et hommes qui parviennent à surmonter leur détresse et à être présents pour les enfants autour d’eux, qu’ils soient neveux, nièces, filleul ou filleule. Je n’ai pas eu cette force, je n’aurais jamais pu. Je me sentais détruite. Ce petit garçon a perdu sa marraine. Par grand bonheur nous avons su nous retrouver, nous comprendre, et c’est tellement d’émotion ! J’essaie maintenant de rattraper le temps gaspillé. J’ai beaucoup de chance !

Il a deux ans je m’étais perdue moi-même. Aujourd’hui, je suis une mère-marraine-poule qui craque toutes les deux secondes pour un livre, un jeu, un vêtement, qui passe en boucle les photos des deux petits garçons de sa vie sur son téléphone avec un sourire ébahi. Je suis maman, je suis marraine. Il y a deux ans j’arpentais les couloirs de PMA. Aujourd’hui je bave devant les rayons de jouets en réfléchissant à ce qui leur fera le plus plaisir, à l’un comme à l’autre.

Merci la Vie de m’offrir ces cadeaux !

Mais s’il-vous-plait, vous qui me lisez… si l’un de vos proches s’éloigne de vous, décline des invitations, s’emplit peu à peu de tristesse et d’amertume… Essayez de ne pas le juger trop sévèrement, essayez de comprendre, malgré la difficulté. Comprenez ce vide et cette intense douleur viscérale. Soyez là comme vous le pouvez.

Quant à toi, femme en galère d’essais, je veux te dire que je te soutiens, je te ressens chaque jour, ton combat est toujours le mien même deux ans après, je t’admire et te respecte. Et si tu as la force de tenir debout sans t’effacer devant les enfants de ton entourage, je veux te dire que tu es une femme extraordinaire, forte. Si tu es comme moi, si tu ne parviens pas à ravaler ta souffrance pour profiter des autres, ne te flagelle pas, fais comme tu le peux et je te souhaite autant de compréhension que celle dont j’ai pu bénéficier (même si cela a mis beaucoup de temps…)

Big Up notamment à ma Pounette qui est une Tata d’Enfer !!

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De Nullipare à Primipare

Je rejoins ma copine Freya dans son avant-après de vie de Maman, même si de mon côté, peu de choses ont changé… En fait je ferais mieux de faire un avant et après PMA !

Avant, j’étais nullipare :

  • J’allais au sport quand bon me semblait, la salle, le cheval etc
  • Je passais des heures à faire brouter mon cheval
  • J’allais au karaoké avec ‘Tit Canon le soir
  • Je partais régulièrement pour une journée de shopping seule, sur un coup de tête
  • Je faisais des hennés et autres masques salissants au moins une fois par semaine
  • Je commandais des tonnes de maquillage et de vernis
  • Mes ongles étaient super manucurés
  • J’avais le temps de faire le millefeuille matin et soir
  • Nous nous faisions des après-midis marathon-film le weekend
  • Je dormais la nuit, mais mal, avec beaucoup de cauchemars…
  • Nous faisions des travaux à la maison, presque tous les weekends
  • Mais je ne pouvais retenir mes larmes quand ma route croisait un ventre rond
  • Je n’arrivais plus à faire de projets, pendue à l’incertitude…

Maintenant j’ai une sangsue un bébé :

  • Maintenant c’est sport à la maison, tôt le matin avant que Bébé ne se lève, et j’adore ça finalement
  • Pas encore trouvé le rythme pour retourner voir mon cheval… mais avec les températures qui vont redevenir plus clémentes ça va le faire je pourrai m’éclipser deux heures l’après-midi  😉
  • Aujourd’hui avec ‘Tit Canon on parle couches et allaitement… et on sort le midi à Pizza Paï 😀
  • Je continue à aller faire les boutiques avec mon Loulou !
  • La fréquence de mes hennés s’est effondrée : trop salissants, trop longs, trop lourds…
  • Mes ongles sont toujours longs… mais rarement vernis !
  • Le millefeuille ? Heuuu… je mets de la crème matin et soir c’est déjà beau… et j’ai fait un eye-liner permanent !
  • Nous continuons nos projections de films la journée… avec un bébé pluggué au sein 😉 Et le soir après son coucher.
  • Je dors toujours la nuit quelle chance ! Les cauchemars sont devenus rares…
  • Après quatre mois de pause pour souffler et prendre nos marques, les travaux ont repris mais je m’occupe du Loulou plutôt que du BA13 !
  • J’aime voir des femmes enceintes, et, comble absolu, voir des allaitantes (c’est rare… évitent-elles de se montrer en public ?)
  • Ma vie s’est illuminée, je n’osais pas imaginer à quel point, tant j’avais peur de ne jamais connaître tout cela

En bref, peu de choses ont changé finalement dans notre quotidien, à part une tornade d’Amour et de Rires, la Vie tout simplement qui me sourit chaque fois que je pose les yeux sur mon Loulou !

Nous sortions peu donc ça n’a pas changé, nous aimons notre tranquillité et nous l’avons toujours.

Que du Bonheur j’vous dis !

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Quand le laisser m’arrache le coeur…

Je savais que je serai une mère louve… Je n’avais pas forcément anticipé que je serai aussi croisée pitbull/dragon !

Depuis toute jeune, je le ressens au fond de moi : être maman serait l’accomplissement de ma vie. Je ne me faisais aucun doute là-dessus. J’avais un peu peur de galérer. Mais je n’aurais jamais imaginé devoir passer par la PMA.

J’ai vécu seulement 18 mois d’essais, car nous avons eu la chance immense d’être orientés en PMA dès 6 mois. Merci super-gygy qui n’a pas attendu un an voire deux pour nous faire passer un spermogramme !

Dix-huit mois en tout, cela paraît court… Mais ce furent six premiers mois de doutes car zéro cycle, puis douze mois de PMA intenses, des jours à pleurer, des nuits sans sommeil… Une vie suspendue à des piqûres, des dosages hormonaux, des échographies, beaucoup d’attente, de cauchemars. Pas de pause, je voulais enchaîner, foncer, jusqu’à la réussite !

Douze mois durant lesquels nous avons couru : examens poussés, traitements, spermogrammes, FIV, réunions d’informations, entretiens médicaux. Durant lesquels je suis passée entre tant de gynécologues…

Une période qui m’a fait sombrer dans la dépression après ma fausse-couche post-FIV de Janvier 2012 : une réussite dès la première FIV me semblait si magique… pourquoi me laisser vivre cette intense plénitude quelques jours, pour ensuite m’arracher la vie en moi et me laisser me sentir si vide et morte…

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Puis la Vie est revenue vers moi en Juin 2012, après six mois de tréfonds dans lesquels je ne me serais pas cru capable de tomber. La dépression ne m’a pas quittée pour autant, les peurs se sont juste déplacées : peur de perdre mon petit passager, que quelque chose n’aille pas… peur que cette vie si fragile souffre.

Et j’ai accouché. J’ai adoré ! Je me suis sentie si entière, lors de sa première tétée, en peau à peau. Depuis ce 9 Mars, la terre pourrait trembler sous mes pieds, je me sens vivante et accomplie. Nous sommes trois.

Mais mes angoisses sont toujours là. Impossible de le laisser. Impossible de vivre juste pour moi. Ces angoisses de séparation m’empêchent pour le moment de travailler : je mourrais de le laisser à un autre, partir le matin, rentrer le soir… Je mourrais de perdre la tétée-câlin du matin dans notre lit après être allée le chercher dans sa chambre, accueillie par des cris de joie et des rires. Je mourrais de ne pas lui faire découvrir les aliments le midi et au goûter… De rentrer le soir et découvrir les progrès qu’il aurait faits… sans moi en spectatrice.

J’y travaille, je suis suivie… Je suis consciente aussi, de cette sensation paralysante quand il est loin de moi, pour les quelques fois durant lesquelles je l’ai laissé (à ma mère uniquement, et pour deux heures maximum). Le chemin est long mais je parviendrai à le laisser, un jour… Je crois.

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Ceux qui me côtoyaient durant ma dépression pendant la PMA me voyaient toujours joyeuse, épanouie. Je suis passée maîtresse dans le port du masque depuis des années, que je déploie à la perfection pour ne pas laisser paraître mes faiblesses. Ceux qui me connaissent vraiment (et ils se comptent sur une main) savent ce qui se cache sous la carapace. Aujourd’hui, peu de choses laisseraient paraître mes angoisses… tant que mon fils est avec moi. Je m’épanouis à 100% avec lui. Mais j’ai aussi un travail et une partie de ma vie entre parenthèses actuellement.

Avoir si peur de ne pas connaître ces émotions et ces sensations indescriptibles que sont porter un enfant, lui donner la vie et l’aider à grandir… Puis ne pas parvenir à se dé-fusionner de ce petit être… C’est sans doute normal. On m’a dit lors de ma grossesse « maintenant tu es enceinte, tu va oublier. » Non, on n’oublie rien. On avance, mais on pleure toujours à certaines dates. Mon Loulou me comble au-delà de mes espérances, mais je n’oublie pas pour autant. J’ai été changée par tout cela ! Et je n’ai nullement honte de parler de mes faiblesses aujourd’hui 😉

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Lettre à mon Fils…

Un petit concours m’a poussée à coucher sur papier mes sentiments du moment, à 6 semaines du terme… Envie de les conserver ici !

Tant de temps à t’attendre, t’espérer… tant de larmes qui ont coulé… Tant d’espoirs placés au fil des mois.

Il y a tout juste un an, nous pleurions la perte d’un premier petit ange… aujourd’hui nous sommes à quelques semaines de te serrer dans nos bras. Tout ce bonheur, cet amour, ce mélange de nous deux que tu représentes après une traversée du désert !

Chaque jour qui passe nous rapproche de toi. Je suis amoureuse de chacun de tes mouvements, tes petits coups de pied qui font craquer mes côtes, notre rituel du matin quand, à mon réveil, je pose la main sur toi pour te dire bonjour, et que tu t’étires doucement sous la chaleur de celle-ci… J’aime ton hoquet qui secoue toute une partie de mon corps, que je ressens toujours au même endroit.

Je connais par cœur ta position au creux de moi, je sais reconnaître chaque partie de ton corps qui glisse sous ma peau.

Mes mains ne peuvent s’empêcher de te caresser à longueur de temps. Tel un trésor inestimable nous ne pensons plus qu’à toi, ne parlons plus que de toi…

J’aime quand tu ondules sous la main de ton papa, ma moité ; vous êtes mon Tout, mon Univers. A vos côtés, mes Hommes, je me sens une force incroyable, je me sens entière, heureuse.

Nous rêvons au jour où tu décideras de rejoindre notre petit cocon, notre bulle que nous avons bâtie et renforcée d’amour, de soutien, de symbiose… à deux, pour devenir Trois.

Evan, notre bébé, notre fils, notre trésor… aucun mot ne suffira jamais à décrire ce qui pourra se lire dans nos premiers regards… et tous les suivants !

Bébé en construction !