Chiaravan – Espoir, Angoisses, Bonheur : la Maternité !

Une mère, une femme, des futilités mais aussi des sujets sérieux


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Premier aperçu de mon livre

Et voilà ! Après plus de 18 mois de travail j’ai l’honneur de vous présenter mon livre :

Couverture livre Léa Clary

26 ans, jeune mariée. Je rêve d’un bébé depuis dix ans. Mais notre parcours ne s’avérera pas digne d’une comédie romantique, loin de là…

Je vous emmène dans l’univers de la PMA jour après jour, sans tabou ni faux-semblant. Douleur physique comme morale, attente, déception, fausses joies. Quand la vue des ventres ronds me torture. Quand l’entourage ne me comprend plus.

Quand avoir un bébé devient plus important que ma propre vie.

« N’y pense pas, ça viendra tout seul. »

« Tu es jeune, arrête de t’inquiéter, tu as le temps. »

Partagez mes rêves de maternité, mes peurs, les doutes et les claques d’un parcours pas comme les autres mais de plus en plus courant.

Chiara, Evan et tous les autres. Ces enfants dont on rêve, pour lesquels on se bat, que l’on n’aura peut-être jamais.

C’est mon histoire, mais c’est aussi la vôtre ou celle de vos amis, de vos voisins, que je vous livre ici.

La parution est toute prochaine et je vous réserve un cadeau, alors

! Stay Tuned !

Merci à ma Caillette Sandra Guadagnino pour cette belle photo !

http://www.sg-photos.com


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Quand le laisser m’arrache le coeur…

Je savais que je serai une mère louve… Je n’avais pas forcément anticipé que je serai aussi croisée pitbull/dragon !

Depuis toute jeune, je le ressens au fond de moi : être maman serait l’accomplissement de ma vie. Je ne me faisais aucun doute là-dessus. J’avais un peu peur de galérer. Mais je n’aurais jamais imaginé devoir passer par la PMA.

J’ai vécu seulement 18 mois d’essais, car nous avons eu la chance immense d’être orientés en PMA dès 6 mois. Merci super-gygy qui n’a pas attendu un an voire deux pour nous faire passer un spermogramme !

Dix-huit mois en tout, cela paraît court… Mais ce furent six premiers mois de doutes car zéro cycle, puis douze mois de PMA intenses, des jours à pleurer, des nuits sans sommeil… Une vie suspendue à des piqûres, des dosages hormonaux, des échographies, beaucoup d’attente, de cauchemars. Pas de pause, je voulais enchaîner, foncer, jusqu’à la réussite !

Douze mois durant lesquels nous avons couru : examens poussés, traitements, spermogrammes, FIV, réunions d’informations, entretiens médicaux. Durant lesquels je suis passée entre tant de gynécologues…

Une période qui m’a fait sombrer dans la dépression après ma fausse-couche post-FIV de Janvier 2012 : une réussite dès la première FIV me semblait si magique… pourquoi me laisser vivre cette intense plénitude quelques jours, pour ensuite m’arracher la vie en moi et me laisser me sentir si vide et morte…

femme-seule-qui-pleure

Puis la Vie est revenue vers moi en Juin 2012, après six mois de tréfonds dans lesquels je ne me serais pas cru capable de tomber. La dépression ne m’a pas quittée pour autant, les peurs se sont juste déplacées : peur de perdre mon petit passager, que quelque chose n’aille pas… peur que cette vie si fragile souffre.

Et j’ai accouché. J’ai adoré ! Je me suis sentie si entière, lors de sa première tétée, en peau à peau. Depuis ce 9 Mars, la terre pourrait trembler sous mes pieds, je me sens vivante et accomplie. Nous sommes trois.

Mais mes angoisses sont toujours là. Impossible de le laisser. Impossible de vivre juste pour moi. Ces angoisses de séparation m’empêchent pour le moment de travailler : je mourrais de le laisser à un autre, partir le matin, rentrer le soir… Je mourrais de perdre la tétée-câlin du matin dans notre lit après être allée le chercher dans sa chambre, accueillie par des cris de joie et des rires. Je mourrais de ne pas lui faire découvrir les aliments le midi et au goûter… De rentrer le soir et découvrir les progrès qu’il aurait faits… sans moi en spectatrice.

J’y travaille, je suis suivie… Je suis consciente aussi, de cette sensation paralysante quand il est loin de moi, pour les quelques fois durant lesquelles je l’ai laissé (à ma mère uniquement, et pour deux heures maximum). Le chemin est long mais je parviendrai à le laisser, un jour… Je crois.

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Ceux qui me côtoyaient durant ma dépression pendant la PMA me voyaient toujours joyeuse, épanouie. Je suis passée maîtresse dans le port du masque depuis des années, que je déploie à la perfection pour ne pas laisser paraître mes faiblesses. Ceux qui me connaissent vraiment (et ils se comptent sur une main) savent ce qui se cache sous la carapace. Aujourd’hui, peu de choses laisseraient paraître mes angoisses… tant que mon fils est avec moi. Je m’épanouis à 100% avec lui. Mais j’ai aussi un travail et une partie de ma vie entre parenthèses actuellement.

Avoir si peur de ne pas connaître ces émotions et ces sensations indescriptibles que sont porter un enfant, lui donner la vie et l’aider à grandir… Puis ne pas parvenir à se dé-fusionner de ce petit être… C’est sans doute normal. On m’a dit lors de ma grossesse « maintenant tu es enceinte, tu va oublier. » Non, on n’oublie rien. On avance, mais on pleure toujours à certaines dates. Mon Loulou me comble au-delà de mes espérances, mais je n’oublie pas pour autant. J’ai été changée par tout cela ! Et je n’ai nullement honte de parler de mes faiblesses aujourd’hui 😉

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Le Miracle de la Vie

J’appelle notre fils, notre P’tit Miracle. Mais tous les enfants sont des miracles ! Vous imaginez les complications et le timing nécessaires à la fusion d’un joli ovule et d’un gentil spermatozoïde ? L’ovule doit être mûr, et cela ne dure que 12 à 24h, les p’tits nageurs doivent remonter jusqu’à lui presque à contre-courant : cela pourrait correspondre à la distance de la Terre à la Lune pour nous !! Et puis ils doivent être vifs, rapides, sans malformations…

Et même une fois la fusion faite, l’embryon doit partir se balader à son tour jusque dans l’utérus, et réussir à s’y implanter !

(je peux vous dire que je pleure presque à chaque fois que je regarde ce générique !)

Pour certains c’est normal, évident… Moi cela ma fascine. Que la grossesse soit désirée ou non, attendue plus ou moins longtemps, le miracle se produit et, démarrent alors une multitude d’autres petits miracles, pour finir, neuf mois plus tard, par donner le Bébé de nos rêves !

On imagine souvent la femme enceinte, avec une grossesse facile et épanouissante, qui mettra au monde un beau bébé à terme. On pense moins aux autres, qui n’auront pas ce parcours, avant la conception ou au long de la grossesse.

Tant de risques tout au long de ces mois : fausse couche, anomalie génétique, malformation, toxoplasmose, listériose, infection, arrêt du cœur sans raison, et j’en passe.

J’ai scruté et fêté chaque étape…

  • Une ovulation ! la seule de mon existence, merci Gygy-PMA.
  • Un pic dans ma courbe de température : la nidation !
  • Le test positif
  • Les multiples prises de sang pour s’assurer que le taux de HCG croît toujours
  • L’échographie où on l’a enfin vu !
  • Celle durant laquelle j’ai pu entendre son cœur battre, et voir ses petits bourgeons de membres
  • L’écho des 12 semaines
  • 17 semaines : l’annonce du sexe et sa pleine santé
  • 28 semaines : le septième mois
  • 32 semaines : il ne sera pas grand prématuré
  • 37 semaines il peut arriver !
  • Et la naissance…

Je pense à toutes ces femmes qui rêvent de devenir Mères, sans y parvenir, à celles qui ont perdu un enfant, à n’importe quel stade de la grossesse… 5SA, 11SA ou 25SA, cela ne change rien au vécu de la perte selon la sensibilité de chacune, c’est dur, cela détruit.

Toutes ces femmes qui crèvent de voir des ventres ronds ou des nouveaux-nés, et dont je faisais partie il y a encore treize petits mois. Celles qui se battent à chaque nouveau cycle. Pour qui les jours s’enchaînent, témoins de leur grande combativité parfois, de leur profonde tristesse souvent.

J’avais écrit avant ma première FIV :

Je le ressens tellement fort, je m’y vois tellement.. j’ai tellement hâte..
Quand je pense à tout ce cheminement, le temps, les piqûres, l’opération, le stress, l’attente et tous ces effets secondaires, à gérer avec le travail et la vie sociale..
Tout ça pour espérer voir ce +++, qui vient spontanément pour certaines, après quelques petits mois pour beaucoup… et espérer qu’il s’accroche ensuite..
Nous, on commence notre aventure, on commence à apprendre à être maman (vu à quel point on le ressent au fond de nous..) des mois et des mois, des années parfois, avant même de sentir ce petit haricot en nous… avant même qu’il y soit lové ♥

Voilà, une envie de laisser une trace de mon humeur du jour, que j’écris sur fond de rires de mon fils 😉


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Notre parcours

Février 2011 : début des essais Bébé

Juin 2011 : je suis diagnostiquée OPK

Septembre 2011:  spermogramme : 99% d’atypies !

Janvier 2012, FIV ICSI #1 +++ suivie d’une fausse couche précoce (le spermogramme remonte à 58% d’atypies)

Avril 2012 TEC1 négatif

Mai 2012, nouveau gynéco, traitement à la metformine

Juin 2012, Metformine + Clomid… et un test de grossesse positif  le 18 !!

Le rêve devient réalité… mais les angoisses sont aussi de la partie.

20 Aout 2012, écho des 12SA, tout va bien !

17 Septembre 2012 : écho des 4 mois : c’est un garçon !

29 Septembre 2012 : son premier coup pour mon anniversaire

9 Mars 2013 : Evan rejoint nos vies