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Introduction à Montessori

Montessori… Vous avez certainement déjà entendu ou lu ce nom et y êtes plus ou moins sensible. Si je devais résumer cette approche de l’enfant en quelques mots.. je dirais « Apprends-moi à faire seul ». C’est Maria Montessori qui a rendu célèbre cette pédagogie, cette méthode d’apprentissage et d’éducation qu’elle a mise sur pieds.

Mais qui était-elle ?

En quelques mots, elle vécut de 1870 à 1952. Elle fut à vingt-six ans la première femme psychiatre d’Italie. Elle passa des années à étudier le développement physique et psychologique des enfants. En découla une méthode d’enseignement révolutionnaire mettant l’enfant au centre de son éducation. En 1907 elle ouvrit la première école Montessori. Son travail est mondialement reconnu. En 1934, elle fuit l’Italie fasciste de Mussolini qui condamne les principes montessoriens. Durant la seconde guerre mondiale, elle se réfugie en Inde avec son fils unique Mario et se passionne pour les bébés et leur développement. Depuis son concept a fait de nombreux adeptes et on compte aujourd’hui plus de 20 000 écoles dans le monde entier !

maria montessori

Elle disait par exemple :

Nous devons offrir à l’enfant un environnement qu’il peut utiliser lui-même : un petit lavabo, un bureau avec des tiroirs qu’il peut ouvrir ; des objets d’utilisation courante qu’il peut manipuler, un petit lit dans lequel il peut dormir la nuit sous une belle couverture qu’il peut remettre lui-même. Nous devons lui donner un environnement dans lequel il peut vivre et jouer ; alors nous pourrons le voir travailler toute la journée avec ses mains et attendre impatiemment pour se déshabiller lui-même et s’allonger sur son lit.

Bref, l’idée est de redéfinir ce que nous avons toujours su et expérimenté quant à l’ensemble de la pédagogie et de l’environnement de nos enfants. je suis passionnée par cette approche que je trouve si naturelle ! Je suis en pleine quête pour créer un environnement dans cette orientation pour Loulou. Je vous soumettrai plusieurs billets sur ce thème, pièce par pièce et vous proposerai des activités variées aussi. Mais sensibilisons-nous pour l’heure aux fondements de la méthode.

Sa pédagogie dans les grandes lignes

L’enfant se développe selon sa propre nature, inutile de vouloir le cadrer ou le formater. Un enfant laissé libre, dans un environnement sécurisant, trouve naturellement du plaisir à se dépasser. Le rythme d’acquisition, propre à chaque enfant, doit donc être respecté. L’enfant doit être libre de choisir son activité et la répéter autant qu’il le souhaite, car c’est ainsi qu’il dépasse les difficultés et corrige ses propres erreurs. Ce qui compte vraiment c’est tout ce que l’enfant construit pour lui-même pendant son activité. Voilà pourquoi il ne faut jamais interrompre un enfant qui travaille car sa concentration est précieuse et doit être respectée !

Tout doit être pensé pour que l’enfant soit aussi autonome que possible dans ses activités. Selon Maria Montessori, les premières années de la vie constituent la période la plus importante pour sa construction. L’enfant a une immense capacité d’absorber tout ce qui l’entoure et s’en imprégner pour comprendre son environnement et s’y adapter. Son intelligence se construit par l’exploration de ses sens et le travail de sa main. C’est la base de la conception de toute la méthode et du matériel pédagogique.

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Certaines périodes, dites sensibles, sont propices à certains apprentissages (période sensible de l’ordre, du mouvement, du langage, du développement social, des petits objets). L’enfant doit trouver autour de lui de quoi exercer cette sensibilité particulière, à ce moment-là. L’apprentissage se fait alors facilement et en profondeur. Il est donc primordial que l’environnement offre au bon moment à l’enfant les moyens de se développer.

L’environnement de l’enfant

L’ambiance Montessori est un lieu clair, vaste et harmonieux, et surtout à échelle d’enfant. Pour encourager l’autonomie, le mobilier comporte de petites tables et chaises, et des étagères ouvertes et accessibles où se trouve le matériel. L’ensemble est harmonieux et esthétique. L’enfant apprend par le mouvement, il est donc libre de se déplacer pour choisir une activité parmi celles qui lui ont déjà été présentées. Il travaille sur une table ou au sol, sur un tapis qu’il roule et déroule lui-même. Lorsqu’il a terminé, il range son activité avant d’en prendre une autre. Le tapis est important car permet de définir clairement l’activité dans l’espace, ou encore le plateau dans les activités de manipulation (le tri, les versés etc)

La période sensible de l’ordre est extrêmement forte chez le jeune enfant, surtout entre 0 et 2 ans. Notre rôle d’adulte est de respecter ce besoin, en offrant à l’enfant beaucoup d’ordre dans son environnement et de constance dans sa vie en général. C’est cela qui lui permet de construire son monde intérieur, une stabilité et une grande confiance en lui qui le serviront toute sa vie.

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Le rôle de l’adulte

Nous sommes des observateurs bienveillants. L’observation est la base de cette pédagogie. L’adulte doit donc renoncer aux idées toutes faites et apprendre à observer avec patience, confiance, et humilité. Cette observation permet de proposer des activités parfaitement ciblées à chaque enfant.

L’adulte encourage l’enfant dans son désir de faire et refaire par lui-même. Il l’accompagne mais ne fait pas à sa place. Maria Montessori disait que toute aide inutile est une entrave au développement de l’enfant. Nous devons nous mettre à l’écoute de l’enfant et accueillir ses initiatives avec respect et bienveillance. Lorsque nous montrons à un enfant une manière de procéder, il convient de le faire le plus lentement possible, en se mettant à son niveau et en décortiquant chaque geste.

Les punitions et les paroles humiliantes sont à bannir, bien sûr, mais aussi les récompenses et félicitations trop appuyées. L’enfant devrait travailler uniquement pour lui-même et pour la satisfaction de son besoin intérieur. S’il cherche l’approbation dans le regard de l’adulte, il se retrouve perdu avec sa propre volonté. Mieux vaut décrire simplement ce que l’on voit : « Tu as versé l’eau sans en mettre une goutte à côté ! » La juste place se situe entre le retrait et la disponibilité. L’adulte peut être moteur parfois, avoir une force de proposition, mais surtout ne jamais imposer une activité.

 Le prochain billet sur ce thème sera consacré à la chambre !

 

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