Chiaravan – Espoir, Angoisses, Bonheur : la Maternité !

Une mère, une femme, des futilités mais aussi des sujets sérieux


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Parution de mon livre

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Nous y sommes, à partir d’aujourd’hui vous pouvez commander mon livre,

sur le site de l’imprimeur pour commencer.

Pourquoi ?

Je vous explique tout. Je suis auto-éditée, cela veut dire que j’ai tout mis en place moi-même, de l’écriture à la publication, sans faire appel à un éditeur. J’ai remis mes fichiers au prestataire Lulu.com qui se charge d’imprimer les livres et de vous les expédier en direct. Votre paiement se fait directement à Lulu, qui prend sa commission pour l’impression et la distribution. Mon livre paraît donc en premier lieu sur le site marchand Lulu.com. Il sera d’ici un mois environ également disponible sur Amazon (je vous ferai signe dès que c’est le cas) et peut-être plus encore par la suite. (le prix sera invariable en respect de la loi française bien sûr).

Alors, cliquez sur le bouton !

Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

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Premier aperçu de mon livre

Et voilà ! Après plus de 18 mois de travail j’ai l’honneur de vous présenter mon livre :

Couverture livre Léa Clary

26 ans, jeune mariée. Je rêve d’un bébé depuis dix ans. Mais notre parcours ne s’avérera pas digne d’une comédie romantique, loin de là…

Je vous emmène dans l’univers de la PMA jour après jour, sans tabou ni faux-semblant. Douleur physique comme morale, attente, déception, fausses joies. Quand la vue des ventres ronds me torture. Quand l’entourage ne me comprend plus.

Quand avoir un bébé devient plus important que ma propre vie.

« N’y pense pas, ça viendra tout seul. »

« Tu es jeune, arrête de t’inquiéter, tu as le temps. »

Partagez mes rêves de maternité, mes peurs, les doutes et les claques d’un parcours pas comme les autres mais de plus en plus courant.

Chiara, Evan et tous les autres. Ces enfants dont on rêve, pour lesquels on se bat, que l’on n’aura peut-être jamais.

C’est mon histoire, mais c’est aussi la vôtre ou celle de vos amis, de vos voisins, que je vous livre ici.

La parution est toute prochaine et je vous réserve un cadeau, alors

! Stay Tuned !

Merci à ma Caillette Sandra Guadagnino pour cette belle photo !

http://www.sg-photos.com


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Cette force que je n’ai pas su avoir

Ce soir je suis allée dans un magasin de jouets pour choisir, comme fréquemment, des petites choses pour mon fils et mon filleul. Ce filleul que j’ai eu la joie de retrouver après une parenthèse difficile ; ce petit garçon si craquant et plein de vie, qui remplit mon cœur d’amour avec ses « Marraine » et ses éclats de rire !

Et pourtant… Marraine, je ne l’ai pas été durant plusieurs mois. Ces mois de PMA durant lesquels il m’était trop difficile de le voir, d’imaginer que je ne connaitrais peut-être jamais ce bonheur de maternité. Ce bout de chou réveillait le paradoxe en moi : l’amour que je lui portais ainsi qu’à ses parents, mais aussi cette peur paralysante, cet abysse dans mon cœur, dans mon ventre… Et le malaise s’installait entre sa maman, mon amie, et moi. Elle n’osait que peu me parler de lui, craignant de me blesser, cette situation lui était inconfortable et elle avait du mal à comprendre mon comportement ; cette marraine qui s’éloignait de son fils la blessait (j’en suis terriblement consciente aujourd’hui !)

Nous avons perdu la compréhension l’une de l’autre et nous sommes laissées dériver sans dialogue. Je n’ai pas été présente pour cet amour de petit garçon qui n’avait rien demandé, je n’en étais pas capable. Voir des ventres ronds dans la rue, des bébés, des enfants, me transperçait le cœur, me mettait devant notre infertilité, me défiait, m’humiliait.

Il est si difficile pour le quidam d’imaginer la blessure d’une maman sans enfant. D’une femme qui se sait faite pour la maternité, et qui voit son rêve arraché sans certitude sur son avenir. Sera t’elle maman un jour ? Connaitra t’elle les coups de bébé in utero ? La femme dite « infertile » se sent punie par le monde, en veut à la terre entière.

J’admire profondément les femmes et hommes qui parviennent à surmonter leur détresse et à être présents pour les enfants autour d’eux, qu’ils soient neveux, nièces, filleul ou filleule. Je n’ai pas eu cette force, je n’aurais jamais pu. Je me sentais détruite. Ce petit garçon a perdu sa marraine. Par grand bonheur nous avons su nous retrouver, nous comprendre, et c’est tellement d’émotion ! J’essaie maintenant de rattraper le temps gaspillé. J’ai beaucoup de chance !

Il a deux ans je m’étais perdue moi-même. Aujourd’hui, je suis une mère-marraine-poule qui craque toutes les deux secondes pour un livre, un jeu, un vêtement, qui passe en boucle les photos des deux petits garçons de sa vie sur son téléphone avec un sourire ébahi. Je suis maman, je suis marraine. Il y a deux ans j’arpentais les couloirs de PMA. Aujourd’hui je bave devant les rayons de jouets en réfléchissant à ce qui leur fera le plus plaisir, à l’un comme à l’autre.

Merci la Vie de m’offrir ces cadeaux !

Mais s’il-vous-plait, vous qui me lisez… si l’un de vos proches s’éloigne de vous, décline des invitations, s’emplit peu à peu de tristesse et d’amertume… Essayez de ne pas le juger trop sévèrement, essayez de comprendre, malgré la difficulté. Comprenez ce vide et cette intense douleur viscérale. Soyez là comme vous le pouvez.

Quant à toi, femme en galère d’essais, je veux te dire que je te soutiens, je te ressens chaque jour, ton combat est toujours le mien même deux ans après, je t’admire et te respecte. Et si tu as la force de tenir debout sans t’effacer devant les enfants de ton entourage, je veux te dire que tu es une femme extraordinaire, forte. Si tu es comme moi, si tu ne parviens pas à ravaler ta souffrance pour profiter des autres, ne te flagelle pas, fais comme tu le peux et je te souhaite autant de compréhension que celle dont j’ai pu bénéficier (même si cela a mis beaucoup de temps…)

Big Up notamment à ma Pounette qui est une Tata d’Enfer !!

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L’hystérosalpingographie

Un nom barbare et presque imprononçable quand on le découvre, et pourtant cet examen fait partie des principales investigations lorsque l’on débute un parcours dans la Procréation Médicalement Assistée. Il permet de vérifier l’état des trompes, car si elles sont endommagées ou bouchées, les chances d’une grossesse obtenue naturellement ou par insémination (IAC ou IAD) sont proches de zéro. En effet, l’ovule fécondé ne pourrait pas descendre dans l’utérus si les « conduits » sont bouchés.

hystero

Nous, habituées de ce type d’examens, nous l’appelons l’hystéro, et avant de nous rendre au centre médical, nous allons fouiller un peu le Net pour avoir des témoignages de filles qui ont vécu cela avant nous. Et là : l’horreur ! Je n’ai jamais lu autant de mauvaises expériences des copines en PMA et anonymes : « la douleur est atroce », « j’ai pleuré » ! Même l’infirmière qui fait mes prises de sangs habituelles me dit « j’ai fait un malaise » et me conseille de poser ma journée ! Je vous laisse imaginer combien j’appréhendais ce rendez-vous…

Comment cela se déroule ?

Plus d’infos ici.

Mon expérience

J’ai tenu à vous faire part de mon vécu, car j’aurais aimé lire des histoires moins dramatiques que celles que j’ai trouvées en 2011 !

Jeudi 6 octobre

Ce matin j’ai rendez-vous pour cette fameuse hystérosalpingographie, avant d’aller travailler.  J’ai mal dormi ! J’appréhende  la douleur à cause des témoignages que j’ai lus et entendus, ainsi que le résultat bien évidemment. Si l’examen révèle que mes trompes sont bouchées il est clair que la FIV restera l’unique option. Me voilà partie de la maison dans la fraicheur automnale, après avoir pris deux antispasmodiques comme préconisé. Le centre de radiologie n’est qu’à quelques minutes du bureau et j’y ai mes habitudes. J’ai apporté mes précédents examens ainsi que le produit de contraste comme demandé. On me fait passer en salle d’attente, et rapidement la manipulatrice radiologiste m’appelle. Elle m’installe dans la petite cabine attenant à la salle d’examen, me remet une épaisse serviette hygiénique « pour repartir », me demande d’enlever le bas et d’attendre : le médecin ne tardera pas. Bien, je m’exécute et attends sagement, à demi-nue. Mon cœur est prêt à bondir de ma poitrine ! J’essaie de me rassurer, après tout je sais que je suis endurante à la douleur et pas très sensible : cela va se dérouler parfaitement !  La manipulatrice revient dans la salle et me demande de m’allonger sur la table d’examen, sous la lumière crue des nombreux néons, en position gynécologique, face à un écran de contrôle. Là, les minutes sont longues… Le médecin arrive finalement, une bonne cinquantaine sympathique et un visage rassurant :

« – Bonjour Madame ! Ne vous inquiétez pas trop, on est là pour s’assurer que tout va bien. J’ai regardé votre IRM pelvien, vous êtes déjà sous stimulation ovarienne alors ?

– Non non, pas du tout !

– Ah dites-donc, vous avez de sacrés kystes, en effet ! » Je ris un peu jaune.

« – Vous savez comment l’examen se déroule ?

–  A peu près, oui…

– Je vais insérer un tout petit cathéter dans votre utérus, que je vais ensuite remplir avec de l’iode, et grâce à l’imagerie nous allons vérifier que l’iode, agissant en contraste, passe par vos trompes : nous pourrons alors nous assurer que celles-ci ne sont pas bouchées. Vous vous sentez bien ?

– J’avoue que c’est l’un des rares examens qui me stressent, apparemment il est vraiment douloureux ! Et de plus chaque examen qui doit être de routine nous donne de mauvaises nouvelles…

– Pour la douleur, ne vous en faites pas, c’est comme tout, j’ai plein de patientes pour qui cela se passe très bien ! Et puis, pourquoi pensez-vous avoir un souci ? Vous n’avez jamais eu d’infection, vos trompes n’ont aucune raison d’être bouchées rassurez-vous ! On y va ?

– Oui, oui » dis-je avec un sourire, en commençant à respirer profondément pour anticiper la douleur.

Le médecin place le spéculum dans mon vagin, geste pourtant anodin qui ne m’a pourtant jamais blessée, mais cette fois je ressens un vif élancement ! Cela m’inquiète pour la suite mais j’essaie de me détendre et continue de respirer calmement. Une fois en place, il attrape le col de l’utérus à l’aide d’une pince, puis réalise la procédure en injectant l’iode à l’aide d’une longue tige. Ma respiration m’aide à gérer la sensation, plus désagréable que douloureuse. Il m’invite alors à scruter l’écran avec lui après la prise des clichés radiologiques dans plusieurs positions… et observer par magie les trompes opacifiées se dessiner rapidement ! Je retiens mon souffle en attendant sa confirmation :

« – Et bien voilà, dit-il avec un grand sourire, vos trompes sont parfaites et votre utérus aussi ! En tout cas, pour la fécondation ce sera peut-être un peu plus compliqué, mais le petit nid est bien accueillant ! » enchaine-t’il avec un sourire. Me voilà rassurée, et puis en effet je n’ai pas eu si mal lors de l’examen lui-même finalement, je me suis encore fait un monde pour rien ! Je me rhabille et place la serviette dans mes dessous, puisque l’on m’a prévenue que l’iode s’écoulera durant la matinée. Un pas de plus est fait dans la bonne direction. A part cela, j’attends toujours les résultats de ma prise de sang de vendredi, les analyses sont longues !

Par contre, durant la matinée, je suis prise de fortes contractions vraiment douloureuses : l’iode s’écoule, expulsé par l’utérus. De plus je saigne, le col de l’utérus a sans doute été légèrement blessé par la pince. Je repends des antispasmodiques qui ne me calment pas vraiment, et souffre jusqu’en début d’après-midi, le plus discrètement possible derrière mon bureau. Je m’attendais à la forte douleur durant l’examen, mais je suis prise de court par ces contractions !

Et vous, comment ça s’est passé ?

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Quand le laisser m’arrache le coeur…

Je savais que je serai une mère louve… Je n’avais pas forcément anticipé que je serai aussi croisée pitbull/dragon !

Depuis toute jeune, je le ressens au fond de moi : être maman serait l’accomplissement de ma vie. Je ne me faisais aucun doute là-dessus. J’avais un peu peur de galérer. Mais je n’aurais jamais imaginé devoir passer par la PMA.

J’ai vécu seulement 18 mois d’essais, car nous avons eu la chance immense d’être orientés en PMA dès 6 mois. Merci super-gygy qui n’a pas attendu un an voire deux pour nous faire passer un spermogramme !

Dix-huit mois en tout, cela paraît court… Mais ce furent six premiers mois de doutes car zéro cycle, puis douze mois de PMA intenses, des jours à pleurer, des nuits sans sommeil… Une vie suspendue à des piqûres, des dosages hormonaux, des échographies, beaucoup d’attente, de cauchemars. Pas de pause, je voulais enchaîner, foncer, jusqu’à la réussite !

Douze mois durant lesquels nous avons couru : examens poussés, traitements, spermogrammes, FIV, réunions d’informations, entretiens médicaux. Durant lesquels je suis passée entre tant de gynécologues…

Une période qui m’a fait sombrer dans la dépression après ma fausse-couche post-FIV de Janvier 2012 : une réussite dès la première FIV me semblait si magique… pourquoi me laisser vivre cette intense plénitude quelques jours, pour ensuite m’arracher la vie en moi et me laisser me sentir si vide et morte…

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Puis la Vie est revenue vers moi en Juin 2012, après six mois de tréfonds dans lesquels je ne me serais pas cru capable de tomber. La dépression ne m’a pas quittée pour autant, les peurs se sont juste déplacées : peur de perdre mon petit passager, que quelque chose n’aille pas… peur que cette vie si fragile souffre.

Et j’ai accouché. J’ai adoré ! Je me suis sentie si entière, lors de sa première tétée, en peau à peau. Depuis ce 9 Mars, la terre pourrait trembler sous mes pieds, je me sens vivante et accomplie. Nous sommes trois.

Mais mes angoisses sont toujours là. Impossible de le laisser. Impossible de vivre juste pour moi. Ces angoisses de séparation m’empêchent pour le moment de travailler : je mourrais de le laisser à un autre, partir le matin, rentrer le soir… Je mourrais de perdre la tétée-câlin du matin dans notre lit après être allée le chercher dans sa chambre, accueillie par des cris de joie et des rires. Je mourrais de ne pas lui faire découvrir les aliments le midi et au goûter… De rentrer le soir et découvrir les progrès qu’il aurait faits… sans moi en spectatrice.

J’y travaille, je suis suivie… Je suis consciente aussi, de cette sensation paralysante quand il est loin de moi, pour les quelques fois durant lesquelles je l’ai laissé (à ma mère uniquement, et pour deux heures maximum). Le chemin est long mais je parviendrai à le laisser, un jour… Je crois.

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Ceux qui me côtoyaient durant ma dépression pendant la PMA me voyaient toujours joyeuse, épanouie. Je suis passée maîtresse dans le port du masque depuis des années, que je déploie à la perfection pour ne pas laisser paraître mes faiblesses. Ceux qui me connaissent vraiment (et ils se comptent sur une main) savent ce qui se cache sous la carapace. Aujourd’hui, peu de choses laisseraient paraître mes angoisses… tant que mon fils est avec moi. Je m’épanouis à 100% avec lui. Mais j’ai aussi un travail et une partie de ma vie entre parenthèses actuellement.

Avoir si peur de ne pas connaître ces émotions et ces sensations indescriptibles que sont porter un enfant, lui donner la vie et l’aider à grandir… Puis ne pas parvenir à se dé-fusionner de ce petit être… C’est sans doute normal. On m’a dit lors de ma grossesse « maintenant tu es enceinte, tu va oublier. » Non, on n’oublie rien. On avance, mais on pleure toujours à certaines dates. Mon Loulou me comble au-delà de mes espérances, mais je n’oublie pas pour autant. J’ai été changée par tout cela ! Et je n’ai nullement honte de parler de mes faiblesses aujourd’hui 😉

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Un extrait du TEC d’Avril 2012

En avril 2012.. Après 15 mois d’essais. j’étais en plein protocole de stimulation pour mon TEC et avais couché quelques pensées… si sombres à relire ! Un extrait…

J1 de ce cycle d’avril. Ou le début de la nouvelle étape, celle qui m’apportera peut-être la joie que nous attendons !

L’ascenseur émotionnel : peur, pression, stress, espoir, défaitisme… Tout se succède et se mélange. Le fait que le TEC (transfert d’embryon congelé dans le jargon PMA) se fasse sur stimulation artificielle qui ne simule même pas un vrai cycle, mais juste des œstrogènes pour faire épaissir l’endomètre, ne me rassure pas du tout… L’immense crainte que mon bébé congelé ne reprenne pas son développement : il n’y plus de joker là…

Me prendre dans la face par celle qui est mon amie « c’est bon relativise et vis un peu »…

Envie de pleurer tout le temps, même devant des navets à la télé… Les larmes aux yeux en écrivant.
Je déteste la PMA de m’avoir déjà tant changée, de me ronger chaque jour… Il ya quelques temps, j’ai revu les vidéos de notre mariage, et ça m’a fait si mal de voir à quel point j’étais joyeuse et pleine de vie, d’humour… je ne suis plus comme ça au fond de moi, je suis sombre, triste, seule…

Je me dis (j’espère !) que cela finira par marcher, mais plus jamais, jamais je ne serai la même.
Toutes ces épreuves me détruisent et me marquent au fer rouge…

Jusque là j’essayais de ne pas trop y penser, de m’aérer la tête, me focaliser sur autre chose… Mais depuis quelques jours l’angoisse monte : de nouveaux cauchemars, des nuits agitées, de nouvelles palpitations rien que d’y penser. Et J1 est déjà là !

Avec lui, commence la prise de mon traitement : de simples comprimés d’œstradiol pour stimuler la pousse de mon endomètre, le « nid » qui accueillera (ou pas) notre unique embryon. Enfin, je n’aime pas ce terme d’embryon, peut-être trop froid, médicalisé et distant pour moi, je préfère l’appeler notre bébé congelé. C’est bien mon problème, je personnalise trop et trop vite nos potentiels bébés. Je le sais, je l’assume, qu’importe, je me laisse porter par mes émotions et mon ressenti. Et me prends d’autant plus grandes claques. Je prends le risque et vis à fond chaque moment !

J1, et le début de la planification. Appel au centre pour prendre le rendez-vous de l’échographie du dixième jour. Début du comptage des jours et des spéculations : transfert à J14, 15, 19 ? Enfin, pour le moment je répète surtout en permanence « si ». Si bébé résiste à la décongélation, si tout se passe bien… cette incertitude finira par me faire perdre la raison !

J1, correspond au premier jour du cycle. Donc le premier jour des règles. Un terme qui nous passe au-dessus de la tête avant de commencer les essais bébé. Qui prend un peu plus de sens quand on commence à compter les jours, calculer les dates plausibles d’ovulation et donc la survenue ou pas des règles.

J1 pour les femmes qui tentent de faire un bébé, signifie, du moins au début, le premier jour d’une nouvelle chance. Pour moi, c’est le premier jour d’un nouveau combat. Un jour de plus en moins, finalement. Un jour après l’autre, un pas après l’autre, étape par étape.

Tout sera « facile » (c’est bien connu, la PMA c’est facile, c’est nous qui dramatisons tout..), juste trois comprimés par jour et hop ! On vous transfère l’embryon. Ca fait rêver quand même !